Ton odeur plus complexe qu’une symphonie
A fait taire mes moindres plaies ;
Ces trente souv’nirs sur ma peau
Lui ont donné de m’engourdir.
L’anesthésie durera jusqu’à la nausée,
Cependant que de convictions ;
Ce petit coin de cou me réveillerait d’un coma
Et même d’un tombeau.
Son parfum me lave la moelle ;
Je suis sûr qu’il me fait du bien,
À me faire vivre un millénaire.
L’indicible mystère qui s’éploie dans mon nez
Est l’incendie de ma raison,
Ravive violemment un rêve
Qui ferait accepter de vivre.
Est-il possible après cela,
D’exister dans un corps ?
Dans un ressac de muettes secondes,
Comme une fausse solution,
S’effeuille le dessein de sursoir aux moissons
Pour laisser sa pensée
S’épanouir dans une odeur…