Convoitise lente et douloureuse
Que tes lèvres sont fades
Quand tu les donnes aux autres
Et que tes yeux sont âcres
À regarder de loin.
Quel déroutant voyage que de te désirer ;
Je m’écœure et m’embrase simultanément.
Affolant tes taureaux sans les tuer jamais,
À quoi te sert alors le rouge de ta bouche ?
Tu veux voir nos courbettes prendre racine en nous,
Défigurer nos silhouettes,
Tu aimes voir tes gens
Souillés de contorsions,
Sacrifier leur essence et se dénaturer,
Ta traine de suivants bariolée de miasmes,
Ah si l’idole est belle, qu’en est-il du culte ?
Pourtant j’y demeure
Et je sais plus ou moins
Quand je vois tes sourires
Que le baiser que tu promets
Et que sans doute tu me gardes
Goûtera le cadavre.