Des figures vagues, décharnées,
S’arrangent en carnes suintantes ;
Nymphes chthoniennes disloquées,
Leur lutte est une déchéance.
Et les nerfs des témoins hagards,
Digèrent un vertige noir,
Qui menace de les régir ;
Ces visages, où tout vient mourir,
Se sont damnés en un regard.
Le jeu des âmes tuméfiées
Laisse le germe d’un tumulte ;
Comme une étreinte sinueuse,
Qu’on sent moisir comme une insulte.
Que d’yeux se sont taris ce soir…
Rendez ces choses à leur fard !
Ces figures vagues, décharnées
M’attendent-elles quelque part ?