Leurs visages, presque luisants d’être si lisses
Montrent des mouches en pierres précieuses ;
Brocards phosphorescents,
Un brasier de fresques textiles sur chacun de ces corps,
Qui pourtant ne les guinde pas, laisse éclore leurs silhouettes ;
La laine d’astre
Épousent leurs gestes qui s’éversent,
Alternant une lenteur ravie
Avec des évanescences d’intense éveil,
De brefs engouements,
Des incendies de quinze secondes
Qui s’éteignent en deux effusions
Et exacerbent les étoffes.
Ils embrassent leurs clopes
Une pensée facile comblant douc’ment leurs nerfs,
Recrachent, langoureux, toute une brume d’or.
Ondoiement de satins profonds,
Bruissement de lueurs dans les plis,
Gracieux même en titubant, ondulant joliment d’un lieu à l’autre
Tout près de chanceler
Puis trouvant l’équilibre
Comme on tomberait par hasard sur un pas de danse ;
Une succession d’heureux hasards fait leur démarche.
Leurs gestes sont si lisses, d’une langueur polie et pourtant spontanée.
Les poreux babillages que le vin leur évoque
Luisent de grâces sibyllines,
S’alignent comme les bris d’un grand poème
Qui ne s’écoule qu’en vapeurs.
Chacun de leurs sourires s’ouvre en fleur magnanime ;
Le monde entier leur envierait
Ce soupçon de dolence qui point dans leurs délices.