En quête d’abjection
Les jeunes filles éthérées
En début de soirée
Se laissent errer
Dans leurs habitudes ;
Leurs yeux sont sales comme les rues
De ce qu’elles pensent avoir vu
À la lisière des autres.
Et tous les rêves se culbutent
Et se chevauchent et se bizutent
Dans toutes les caves de la butte,
Dans les « bals » et les rues hirsutes ;
Ils recherchent opiniâtrement cette publicité
Dont ils sont la caricature ;
Les vies sont pleines de ratures
Et d’impuissantes vérités…
Car les tonitruances sont à peine festives,
Les corps ne savent plus divaguer ;
Au plus des singeries contrefaites,
Ringardes aussi d’ailleurs,
Ou bien des danses un peu lascives.
Bientôt les rêves jonchent les sols
Avec l’urine et les alcools
Quand le ciel n’est plus si sombre
Et Pierrot colorie les songes
Qu’il n’osera plus évoquer.