Être l’enfant d’une ville malade
C’est naître déjà fatigué,
Dévoré par les ambassades
De peuples égarés.
Aspirations, instincts mêlés
Forment une bien laide charade.
Des improvisations,
Des préméditations,
Des esquisses d’actions,
Doublées d’action pensives…
C’est le spectacle de la ruse
Spontanément confuse
Des désirs qui s’entredévorent
En quintes polyphrènes.
Empiler les blessures
Dans la peau d’un pays,
D’un quartier,
D’une bande,
D’une famille ;
Ô chair malade,
Chair malade…
Parfois l’inspiration vient simplifier mon âme
Pour qu’elle se vide vers un but ;
L’inspiration dans cette trame
Est ma seule source de cohérence.