Peut-être aura-t-elle confié
Le fragment d’absolu aux blessures de la terre,
Une soif d’étoile
Si grande qu’elle avalerait un fleuve,
Quand nous n’avons qu’un puits
Et qu’il ne poussera qu’un miracle malingre.
Et toute l’eau de nos hectares,
Pourtant,
À faire croître sa chair ardente,
Son brasier de sève.
Ses fruits nous muriront la nuit,
Ruminant la douceur
De plus fraîches lueurs ;
Un jour des joyaux onctueux,
Aux longues cataractes
De sades gorgées.
Et leur saveur éblouissante
Aveugle le cœur à toutes sortes de hontes,
Toutes sortes de gênes,
Confère une audace sincère,
Naïve et douce,
Qui brusque nos désirs
En immolant nos songes
Aux lueurs sauvages,
Ivre de son propre sourire.
Et l’intériorité
Brille alors à travers
Les dernières secondes,
Devient cierge des limbes,
La lumière qu’on gravit là-bas
En essorant son âme.